L'Histoire (la grande !)

Petite Histoire de l’Angleterre 2/4

Petite Histoire de l’Angleterre 2/4

Voici donc le 2e volet de ma “Petite Histoire de l’Angleterre” (pour retrouver le premier article, “Des Romains aux Vikings”, cliquez ici.)

II – De la conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie à la fin de l’Angleterre « française » (XIe-XVe s.)

L’Angleterre normande

La conquête de l’Angleterre par les Normands, racontée par la très célèbre Tapisserie de Bayeux, est un événement fondamental de l’Histoire anglaise : Guillaume remplace en grande partie la noblesse anglo-saxonne par ses compagnons d’armes, nobles et bâtards normands, et réorganise l’Angleterre suivant le modèle féodal normand. Il couvre l’Angleterre de châteaux forts (dont la très célèbre aussi Tour de Londres), réforme la loi civile anglo-saxonne en y introduisant des éléments de la loi normande et fait établir un cadastre (Domesday Book) très célèbre, monumental recensement de toutes les propriétés.

NB : il s’agit là d’un cadre très prisé de la romance historique ! Configuration classique : un noble normand, compagnon d’armes de Guillaume, et une fille de baron saxonne qui tente de résister à l’envahisseur… ^^

L’Angleterre se trouve ainsi dominée pendant un siècle par une petite minorité aristocratique normande, parlant sa propre langue : le français devient la langue officielle de la cour et des institutions. Pendant un siècle donc, l’Angleterre est aux mains d’une dynastie française… et ce n’est pas près de s’arrêter !

Nouvelle guerre de Succession… et nouvelle dynastie française : l’arrivée au pouvoir des Plantagenêt

Eh oui ! Car après la maison de Normandie, c’est à la maison Plantagenêt d’hériter, un siècle plus tard seulement, du trône d’Angleterre ! Un bout d’Histoire qui recoupe merveilleusement (quel sens de l’à-propos, ma chère !) l’Histoire de ma douce région d’adoption, l’Aquitaine, au temps de notre fameuse duchesse Aliénor (quiconque vit en Aquitaine a forcément entendu parler d’Aliénor, ne serait-ce que par un nom de collège, de pompes funèbres (authentique), d’avenue ou de clinique…)

Succèdent en effet à Guillaume le Conquérant son fils Guillaume le Roux (Guillaume II d’Angleterre), puis son autre fils Henri Ier Beauclerc.

Jusque-là, tout va bien. Sauf qu’Henri Ier Beauclerc a le mauvais goût de mourir en 1135 sans laisser d’héritier mâle direct (problème récurrent dans l’Histoire, vous dites ?). Problème en tout cas qui sert de scène d’ouverture à mon roman Indomptable Aquitaine… ^^ J’y évoque (1er chapitre) les principaux événements qui constitueront la guerre civile qui éclate alors. En résumé :

  • Se disputent le pouvoir :
    • Etienne de Blois, neveu d’Henri Ier Beauclerc (et descendant de Guillaume le Conquérant par sa mère, sœur d’Henri Ier et de Guillaume le Roux)
    • Et Mathilde, fille d’Henri Ier Beauclerc (qui a le malheur d’être une femme)
  • Etienne prend le pouvoir de force
  • Il règne (sans grande gloire) pendant toute la période qui s’appelle « l’Anarchie »
  • Le problème est résolu quand il meurt à son tour (en 1154) sans descendance et que le trône revient au fils de Mathilde, Henri Plantagenêt, qu’il désigne comme son successeur (tout est bien qui finit bien). Henri Plantagenêt, comte du Maine et d’Anjou, qui au passage a épousé la fameuse Aliénor, duchesse d’Aquitaine, en 1152, et devient donc roi d’Angleterre (avec Aliénor pour reine) sous le nom d’Henri II d’Angleterre en 1154.

Pour l’anecdote : Aliénor est la seule reine à avoir été tour à tour reine de France, par son premier mariage avec Louis VII en 1137, puis reine d’Angleterre en 1154 (après avoir… divorcé de Louis VII, tout de même ! Enfin, réussi à obtenir l’annulation du mariage sous un prétexte plus ou moins fallacieux après 15 ans de mariage – et une certaine consommation de celui-ci, par la même occasion, et même plusieurs enfants pour le prouver mais…) : toujours est-il qu’elle se retrouve sur le marché du mariage en 1152 après avoir retrouvé sa « liberté » et sa pleine suzeraineté sur son duché chéri, et qu’elle se remarie… deux mois plus tard, avec Henri… avant d’accéder avec lui au trône rival de la France : celui d’Angleterre, deux ans plus tard ! Cruelle ironie du sort pour le pauvre Louis VII !

D’autant que le couple Aliénor-Henri se trouve, avant même que quiconque ait eu le temps de dire « ouf », à la tête d’un immense empire comprenant non seulement l’Angleterre, mais aussi une bonne moitié du royaume de France, puisque la nouvelle dynastie Plantagenêt, en partant prendre en main sa nouvelle capitale de Londres, emporte « dans ses bagages », si je puis dire, l’Aquitaine (par Aliénor), le Maine, l’Anjou (par Henri Plantagenêt) et la Normandie (aux mains des rois anglais depuis Guillaume !)

C’est ce qu’on appellera l’« Empire Plantagenêt » ou « L’Empire angevin », qui courra de la frontière écossaise aux Pyrénées !

Henri II sera un roi très puissant, belliqueux, autoritaire. Son mariage avec Aliénor (de 11 ans son aînée, tout de même, fait suffisamment rare pour mériter d’être mentionné !), passionnel, tout d’abord dans la fusion puis dans le déchirement, mériterait à lui seul tout un article (d’autant que ladite Aliénor avait au moins autant de caractère et d’ambition que son mari… qu’elle vécut fort longtemps… et qu’elle est reconnue comme une des femmes ayant le plus marqué l’Histoire médiévale tant de la France que de l’Angleterre) !

Le règne d’Henri II (et d’Aliénor, je crois qu’on peut le dire) sera marqué par de très nombreuses guerres, notamment sur le sol britannique (pour asseoir sa domination, rivaliser avec l’Ecosse etc), mais aussi par l’assassinat du très célèbre Thomas Beckett, archevêque de Canterbury, meilleur ami d’Henri avant de devenir son principal rival, quand Henri veut s’affranchir de la tutelle du pape et réduire le pouvoir de la religion et des tribunaux ecclésiastiques (volonté indépendantiste qui sera reprise plus tard par Henri VIII) et que Thomas, contre toute attente (pour Henri, du moins), prend le parti de l’Eglise contre celle de son ami de toujours. Résultat : Henri « commandite » plus ou moins (je passe les détails) l’assassinat de Thomas… Il devra pour cela tout de même faire pénitence publique sur sa tombe en restant allongé sur le ventre, les bras en croix, et à jeun, un sacré long moment !

La fin du règne d’Henri II est assombrie par les révoltes de ses fils, manipulés par sa femme, Aliénor, avec qui il est « en guerre » pendant de longues décennies. Parmi eux (les fameux fils) :

  • le célébrissime Richard Cœur de Lion, fils chouchou d’Aliénor, qui participera à la Troisième Croisade et sera capturé par Philippe Auguste, son rival (roi de France) sur son chemin de retour avant d’être rançonné pour une somme colossale réunie par Aliénor… (c’est le contexte du « Robin des Bois » avec Kevin Costner, rappelez-vous !)
  • et le plus tristement célèbre Jean sans Terre (le parent pauvre de la fratrie, comme son nom l’indique !), son frère cadet (le vilain « Prince Jean » du « Robin des Bois » pour enfants, cette fois !) qui profitera plus ou moins de son absence (Croisade + capture) pour le « remplacer »… sans grande habileté, en plus : il perd les possessions françaises des Plantagenêt (sauf l’Aquitaine), donc la Normandie, le Maine, l’Anjou… autant de fiefs qui repassent aux mains du puissant Philippe Auguste, qui profite de l’affaiblissement momentané de l’Angleterre aux mains de Jean pour conquérir et confisquer ces fiefs qui, tout en restant vassaux de sa couronne, échappaient tout de même un peu (trop), depuis quelques décennies, à son contrôle (quand on a pour « vassal » le roi d’Angleterre, on a du souci à se faire…) C’est aussi durant son règne (décidément un fiasco, du point de vue monarchique en tout cas) qu’est créé le Parlement d’Angleterre avec qui il se voit contraint de partager son pouvoir, que la Magna Carta (Grande Charte), qui limite ses pouvoirs royaux (résultante de la révolte des barons et du clergé face aux abus de Jean) voit le jour, et que les premières étapes d’une Constitution anglaise, qui viendra limiter davantage encore le pouvoir royal, sont franchies.

Avec le règne de Jean sans Terre puis de son fils Henri III, on assiste donc à un affaiblissement du pouvoir royal anglais des Plantagenêt, après la gloire du couple Henri-Aliénor (et un peu aussi en partie à cause de leurs luttes conjugales permanentes) : quand on est reine et qu’on cherche à tout prix à faire éliminer son mari au profit de ses fils, et quand on fait emprisonner sa femme… ça n’augure rien de bon pour la stabilité du royaume et la puissance de la dynastie !

Sans compter deux siècles fort tourmentés qui s’ouvrent à partir des années 1290 : les guerres d’indépendance d’Ecosse et la Guerre de Cent Ans avec la France ne vont laisser aucun répit aux (trop ?) gourmands rois d’Angleterre, bientôt contraints de se battre sur deux fronts à la fois… et de voir l’Ecosse et la France (en toute logique) sceller une alliance (contre l’ennemi commun : l’Anglais) qui durera de nombreux siècles : « l’Auld Alliance ».

NB : dès 1284, suite à une petite campagne, le Pays de Galles est subjugué et ramené sous la couronne d’Angleterre, d’où il ne sortira plus jamais. Depuis, le titre porté par tous les fils aînés de la couronne anglaise puis britannique est « Prince de Galles »). Les Laws in Wales Acts ultérieurs de 1536 et 1542 annexeront définitivement le Pays de Galles à l’Angleterre. Les choses ne seront pas aussi simples avec l’Ecosse et l’Irlande…

Les guerres d’indépendance d’Ecosse

La frontière entre Ecosse et Angleterre est plus ou moins fixée au XIIIe s. (et correspond à peu près à celle d’aujourd’hui). Mais les Anglais envahiront l’Ecosse à de nombreuses reprises, au cours de longs siècles de conflits, du Moyen-âge tardif à la fin du XVIIIe s…

Au tout début du XIVe siècle, en effet, on assiste à une crise de succession en Ecosse : en 1286, le roi d’Ecosse Alexandre III meurt ; c’est sa petite-fille Marguerite (fille d’Eric II de Norvège et de Marguerite d’Ecosse) qui reçoit la couronne. Edouard Ier d’Angleterre la reconnaît comme reine, admet l’indépendance de l’Ecosse, mais fait signer aux aristocrates écossais le traité de Birgham qui promet la jeune souveraine à son fils. Mais la fillette n’a que 3 ans et meurt lors de la traversée qui devait l’amener de Scandinavie en Ecosse. Treize prétendants au trône se mettent alors à fragiliser le pays de leurs ambitions respectives et commettent l’erreur de prendre Edouard Ier d’Angleterre comme arbitre.

Des deux prétendants les plus sérieux à la couronne écossaise, Robert Bruce et Jean Baliol, Edouard tranche en faveur du second, à condition que celui-ci se pose en vassal (et le reconnaisse donc comme suzerain). Mais lorsqu’Edouard lui réclame une armée pour le soutenir contre la France en 1294, Jean Baliol refuse, rompt son serment d’allégeance et préfère s’allier avec les Français. Edouard envahit l’Ecosse. C’est le début des guerres d’indépendance écossaises : c’est le contexte du film « Braveheart », avec ses héros légendaires (William Wallace, Andrew de Moray, Robert Bruce).

Pour faire court, après plusieurs grandes batailles (Stirling – victoire écossaise –, Falkirk – victoire anglaise –, Bannockburn – victoire finale de Robert Bruce en 1314) l’Angleterre reconnaît finalement l’indépendance de l’Ecosse, qui s’allie pour de bon avec la France (ennemie jurée de l’Angleterre) de Philippe le Bel en scellant l’« auld alliance », une longue amitié qui traversera les siècles et l’inconscient collectif et explique probablement en partie l’affection profonde qui unit encore nos deux peuples (un peu à la manière de l’amitié franco-québécoise ; j’aimerais approfondir cette question dans un futur article…).

En 1328, Edouard III d’Angleterre (50 ans de règne ! de 1327 à 1377) ratifie le traité de Northampton (que je mentionne dans mon roman Pour l’amour d’une Sasunnach, qui se déroule justement en 1374 !^^), reconnaissant ainsi l’indépendance de l’Écosse sous le règne de Robert Ier (Robert Bruce). Cependant, un an plus tard, après la mort de ce dernier, l’Angleterre envahit une fois encore l’Écosse dans le but d’y restaurer un roi qui leur est soumis, en la personne d’Edouard Baliol, fils de Jean Baliol, ce qui déclenche la seconde guerre d’indépendance écossaise.

En l’absence de bons stratèges militaires et de héros comme pendant la première guerre d’indépendance, l’Écosse demeure sous contrôle anglais pendant plus de trente ans. Elle ne regagne son indépendance que sous le règne de David II (fils de Robert Bruce), après la mort d’Édouard Baliol en 1367, principalement parce que l’attention d’Édouard III se tourne, depuis la fin des années 1330, vers la France contre laquelle l’Angleterre déclenche la Guerre de Cent Ans (1337-1453).

C’est donc Robert Bruce, grand vainqueur de ces guerres d’indépendances, qui fonde la première dynastie écossaise à l’issue de décennies de conflits. Suivra celle des Stuarts (d’origine française !) à la fin du XIVe s. (contexte historique de Pour l’amour d’une Sasunnach, encore une fois) : le premier d’entre eux, Robert II, aura épousé la dernière fille de la dynastie Bruce… pour ainsi finir sur le trône à la mort du dernier descendant mâle des Bruce (David), en 1371. L’indépendance acquise ne sera plus remise en question… pendant deux siècles.

A lire aussi sur ce blog, bien sûr : ma “Petite Histoire de l’Ecosse”

La Guerre de Cent ans

De son côté, l’Angleterre se détourne de l’Ecosse pour se jeter, avec Edouard III, sur la France (autre crise de succession oblige ! Comment résister ?)

Bon, là, encore une fois, bien sûr, un article entier devrait y être consacré… La Guerre de Cent Ans, quel chapitre de l’Histoire tant de France que d’Angleterre !

Les causes du conflit sont brillamment décrites par Maurice Druon dans sa célébrissime (et fort croustillante) saga, « Les rois maudits » qui, comme son nom l’indique, explique comment la « malédiction » lancée contre les Capétiens par le chef des Templiers aurait conduit peu à peu cette dynastie française à son extinction.

Ce qui est certain, c’est qu’Edouard III revendique la couronne de son puissant voisin, la France, après la mort des trois fils de Philippe le Bel : tous meurent sans héritier mâle (re-belote !), la dynastie capétienne s’éteint (lui succédera celle des Valois) et Edouard se lance, en 1337, dans une guerre qui durera en réalité plus de cent ans (116 ans plus exactement, si l’on exclut les périodes de trêve) et se soldera par une lourde défaite (non sans plusieurs périodes de gloire pour l’Angleterre). C’est cette guerre qui verra défiler des noms de combattants célèbres comme Bertrand Du Guesclin et Jeanne d’Arc côté français ou encore le Prince Noir côté anglais, de grands traités (Brétigny, Troyes…), de très grandes batailles comme Crécy (1346, victoire anglaise), Poitiers (1356, victoire anglaise), La Rochelle (Siège, 1372, victoire française), Azincourt (1415, victoire anglaise) et finalement Castillon (1453, victoire française, dernière bataille de la Guerre de Cent Ans, qui scelle la perte définitive de l’Aquitaine par l’Angleterre après 3 siècles de domination anglaise : l’Aquitaine repasse (enfin) au royaume de France).

Evidemment, la guerre a vu défiler des dizaines d’autres batailles ! Petit listing ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_batailles_et_des_si%C3%A8ges_de_la_guerre_de_Cent_Ans

Sans compter que le coût de la guerre aura obligé l’Angleterre à concéder toujours plus de pouvoir au Parlement, qui est divisé sous son règne en deux chambres ; que le pays est touché, comme toute l’Europe du reste, en 1348 par la Peste Noire… Bref, c’est pas la fête !

A noter : la Guerre de Cent Ans voit défiler :

  • côté anglais :
    • les rois Edouard III et Richard II de la dynastie Plantagenêt,
    • puis les rois Henri IV, V et VI de la dynastie Lancastre qui a renversé la dynastie Plantagenêt (voir section suivante) : ce qui explique qu’à cette époque, la langue anglaise s’impose aux dépens du français dans l’aristocratie britannique : de grands changements sont en route…
  • côté français :
    • Philippe VI de Valois, Jean II le Bon, Charles V le Sage, Charles VI le Fol (qui, n’ayant pas toute sa tête, fait du roi anglais son héritier en lieu et place de son fils, le Dauphin et futur Charles VII, mis de force sur le trône par Jeanne d’Arc !) et, pour finir en beauté, le fameux Charles VII dit « le Victorieux », qui met un terme à la guerre !

La dynastie de Lancastre et la famille d’York : la Guerre des Deux Roses

En pleine guerre de Cent Ans, Henri IV de Lancastre, issu d’une branche cadette des Plantagenêt (il est lui aussi petit-fils d’Edouard III par son père), a renversé son cousin germain le roi Richard II. Il est le premier roi d’Angleterre ayant la langue anglaise comme langue maternelle depuis l’invasion de Guillaume le Conquérant, comme mentionné précédemment. Son père jouissait déjà d’une influence considérable pendant le règne de Richard II, mais Henri parvient à prendre carrément sa place et à placer la maison de Lancastre à la tête du royaume.

Pour tout savoir de lui : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_IV_(roi_d%27Angleterre)

Lui succèdent Henri V puis VI, mais la folie de ce dernier (encore ! ça devient une habitude, chez ces monarques ! Bon, en même temps, la consanguinité, tout ça…) vont affaiblir sa maison : il perd toutes les dernières possessions anglaises en France (sauf Calais), perd la guerre (de Cent Ans), perd même le trône de France qu’une partie des Français lui avaient concédé (contre Charles VII, le Dauphin…).
Cela pousse une autre branche cadette des Plantagenêt (d’autres descendants d’Edouard III), la famille d’York, à contester la légitimité des Lancastre et à se lancer dans une longue guerre civile qu’on a appelée la « Guerre des deux Roses » (en raison des emblèmes de ces deux familles respectives). Se succèdent alors, dans une lutte féroce pour le pouvoir (certains analystes de Game of Thrones y voient d’ailleurs, non sans raison, un curieux rappel des noms de deux grandes familles de cette célèbre épopée, les Stark et les Lannister…) ; se succèdent en effet :

  • Edouard IV de la famille d’York (règne pendant 9 ans à la place d’Henri VI qu’il a déposé)
  • Henri VI (restauré pendant quelques mois, avant d’être de nouveau déposé face au retour en force d’Edouard)
  • Edouard IV, de nouveau, pendant 12 ans
  • Puis Edouard V et Richard III, de la même maison (York)

Tout cela, bien sûr, à coups d’assassinats (Richard II, Henri VI et Edouard V meurent assassinés, Richard III meurt sur le champ de bataille contre Henri Tudor), de complots (rois qui se déposent les uns les autres ou sont déposés par le Parlement), bref, de jeux de trônes…

Finalement, à la toute fin du XVe s. (cette guerre a duré 100 ans), Henri Tudor, héritier des Lancastre, renverse Richard III et impose une nouvelle dynastie : les Tudors (oui, tout ça pour ça !) (alias les Tully ou les Targarien de GOT ?^^) C’est aussi une branche cadette des Plantagenêt, puisque Henri Tudor (devenu Henri VII) descend du 3e fils d’Edouard III, comme les Lancastre dont il est l’héritier légitime (les York descendaient du 4e et du 2e fils d’Edouard – mariages consanguins obligent)

Au passage : Henri Tudor était marié à l’héritière de la maison d’York, sœur d’Edouard V, nièce de Richard III et fille d’Edouard IV ; donc nièce de celui qu’Henri tua pour accéder au trône… Mais bon, on n’est plus à ça près !

Mais avec ce mariage entre l’hériter de la famille Lancastre et l’héritière de la famille d’York, la guerre des Deux-Roses prend fin. Une nouvelle ère s’ouvre : l’époque moderne…

Mais c’est aussi une longue histoire… Alors… RV dans un prochain article !^^

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Texte : (c) Aurélie Depraz
Image : (c) Pixabay

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