Mes univers & personnages

Shaena – Coulisses

Comme d’habitude, le making-of et les secrets… “de fabrication, si j’ose dire” !^^

Les prénoms

Connor et Shaena

Je ne vous apprends plus rien, depuis le temps que je vous propose ces petits « making-of » ! Si j’ai choisi « Connor » et « Shaena » comme prénoms pour mes deux héros, c’est avant tout parce qu’ils me plaisaient.

Quelques détails néanmoins :

  • MacKay est bien le nom d’un clan important du Caithness, aujourd’hui encore
  • Shaena est un prénom… inventé ! Mais à la sonorité crédible par rapport aux prénoms vikings en vigueur à l’époque. Au début, je pensais lui donner un autre prénom, réel celui-ci, que j’avais en tête mais, en fin de compte, j’ai préféré le garder pour un futur roman… qui se déroulera en mer Baltique… et qui répondra aux demandes de quelques-uns d’entre vous… (je n’en dis pas plus !^^)
  • Enfin, « Connor et Shaena »… je trouve que ça va bien ensemble^^
  • In fine, j’aime tellement « Shaena » que (vous l’aurez remarqué) j’ai décidé d’en faire le titre de mon roman…^^

A propos de Sean… petite anecdote

Les prénoms/noms de mes personnages secondaires m’importent en général peu. Souvent, je vais même vous l’avouer, j’opte pour des prénoms simples, voire courts (pas toujours !), rapides à taper (pour moi) et faciles à mémoriser (pour mes lecteurs), et qui, bien sûr, évoquent juste (pour moi) le type de personnalité que je veux leur prêter (l’ex-maîtresse, la vieille nourrice, la gentille servante, la pimbêche de service etc) s’ils sont suffisamment importants pour cela.

En ce qui concerne Sean, le meilleur ami de Connor, dans ce roman… A l’origine, il ne devait avoir un rôle que purement secondaire, comme tant d’autres (je ne fouille pas encore très souvent mes persos secondaires, vous l’aurez remarqué) ; je l’avais donc nommé Daidh (gaélique, court, facile, rapide à taper…) Cependant, ce personnage a évolué d’une telle manière qu’il me plaisait (et me charmait !) de plus en plus et que j’en suis venue à vouloir lui écrire son histoire, à lui aussi… A me dire que lui consacrerais bien un tome 2 dans le genre « Les Highlanders du Nord », voyez… Que j’en ferais bien mon héros et personnage central pour une prochaine romance… Il a si bien joué son rôle et m’a si bien charmée, par son humour, son insolence, ses réparties cinglantes, que j’en suis venue, à mi-parcours, à vouloir de plus en plus me consacrer à lui lors d’un prochain roman. Tout comme Connor, mais d’une manière différente, c’est tout à fait le genre d’homme qui pourrait me faire craquer. Car enfin, qui résiste à tant d’humour, à tant d’esprit ? Pas moi, en tout cas !

Du coup, rendue aux ¾ du roman, j’en suis venue à me demander si le prénom de Daidh me transportait assez pour un futur héros. En même temps, si je donnais à ce personnage un prénom parmi ceux que j’aime le plus (et que je réservais à mes futurs highlanders de cœur !), il fallait que je sois sacrément sûre de vouloir écrire son histoire ! Ce qui s’est confirmé au fur et à mesure que ce roman progressait : plus ça allait, plus j’avais envie d’écrire aussi les aventures (amoureuses) de Sean.

Alors, pour ne pas rompre avec l’harmonie et la mélodie de mes phrases, j’ai choisi, parmi ma liste de prénoms préférés, un autre prénom d’une syllabe, et j’ai remplacé Daidh par « Sean » (à bien prononcer comme dans « Sean Connery », bien sûr !) dans tout le roman, et je l’ai fini avec ce nouveau nom.

Pour la 2e fois, j’avais très envie de me lancer dans un tome 2… presque consécutivement ! Mais il fallait d’abord refaire le « plein » d’idées !:) Ça tombe bien, je retourne deux semaines en Ecosse cet été… 😉

Confidence pour confidence : j’ai eu beaucoup de mal à me séparer de mes personnages

Pour mes 3 premiers romans, au moment de l’épilogue, je me sentais vraiment bien, j’avais fait le tour de la question, je sentais que j’avais vécu suffisamment longtemps aux côtés de mes héros/héroïnes. La boucle était bouclée, tout allait bien. Toute petite réserve pour le jarl et meilleur ami d’Haakon, néanmoins, dans mon 5e roman (écrit, mais pas encore publié), qui me plaît bien, et dont je me demande si je n’écrirai pas un jour les aventures aussi… en Islande, pourquoi pas. Mais sinon, pas d’adieux crève-cœur, pas de regrets, tout allait au mieux dans le meilleur des mondes (encore une fois, petite réserve pour l’histoire d’Aélis & Haakon… mais je n’en dis pas plus : publication prévue pour octobre !)

Par contre, au moment de quitter Connor, Sean et Shaena… plus je m’approchais de la fin, et plus j’avais, bien sûr, envie et besoin qu’ils se retrouvent et que tout se finisse bien (#happyendobligatoire), mais aussi… de rester avec eux. Alors, oui, vraiment, pour cette histoire, peut-être pour la première fois, je ressens vraiment le besoin d’un tome 2 ! (même si mes lecteurs/trices n’ont pas attendu ce roman pour vivre des sensations similaires avec Ian & Alannah, Sven & Aalissia, me réclamer des trilogies…^^) Là, je les précède : j’en éprouve moi-même le besoin !^^ Ce qui ne m’arrange pas, du reste… J’avais déjà bien assez de scénarios en tête et d’envies en tous genres pour ne pas en plus revenir du côté des Orcades… ni éprouver le besoin de rallonger ma « pile à écrire » !

Le vrai du faux

Pour tout savoir sur le contexte réel des Orcades et notamment sur leur longue période (6 siècles) d’occupation norvégienne, je vous invite à lire ma « Petite Histoire des Orcades (& Shetland) ».

Il serait presque impossible (comme souvent dans ces petites « coulisses ») de vous lister tout ce qui tient du vrai et du faux, tant je mêle Histoire & fiction, réalité (supposée) et adaptation (personnelle). D’autant plus dans le cadre des Orcades, dont l’Histoire, je le précise dans mon article sur l’historique de cet archipel, est particulièrement compliquée/floue/obscure/méconnue/matière à débat.

Quelques éléments néanmoins :

Le vrai :

  • Le dernier jarl (=comte norvégien) des Orcades s’appelait bien Jón Haraldsson.
  • Il est mort en 1231 sans héritier mâle : à partir de là, ce sont des comtes écossais (famille d’Angus, puis Sinclair, puis Strathearn) qui lui ont succédé à la tête du comté des Orcades (par la voie du mariage du fils du mormaer d’Angus avec la petite-fille du dernier jarl, Jón, pour ce qui est de la première famille écossaise, la famille d’Angus). Le comté était toujours vassal du royaume de Norvège, mais tenu par des nobles écossais, désormais. Les trois familles se sont succédé (question de mariages, d’héritages etc). Mais non, ce n’étaient pas les MacKay (pure invention de ma part).
  • Les Orcades (& Shetland) ne sont revenues à la couronne d’Ecosse qu’en 1469 (les Hébrides y avaient été rattachées… deux siècles plus tôt, en 1266 !) : il s’agit alors du dernier agrandissement territorial de l’Ecosse actuelle. Cette annexion des Orcades & Shetland s’est faite dans le cadre de la dot de Marguerite de Danemark, promise du roi d’Ecosse Jacques III (voir ma « Petite Histoire des Orcades (& Shetland) » pour les détails).
  • Au début du XIIIe s., donc les Orcades, Shetland, Hébrides et l’île de Man étaient bien toujours sous domination norvégienne (autorité du roi de Norvège), même si, dans les faits, au niveau des Hébrides notamment, les chefs locaux étaient souvent de sang mêlé (celto-norrois). Dans les Orcades, par contre, moins de mariages avec l’extérieur (mais quelques-uns quand même, y compris avec la famille royale d’Ecosse !), et des jarls exclusivement norvégiens – et même une seule lignée depuis le IXe s., la conquête de ces îles par les Vikings et la création d’un jarldom (comté) !
  • Que dire d’autre ? Ah oui, à l’époque de mon roman (1214), le Galloway était bien déjà passé aux mains des Ecossais (il avait longtemps été sous domination norvégienne et de nombreuses traces de cette culture sont encore visibles, comme partout dans l’ouest et le nord de l’Ecosse, et comme dans de nombreuses contrées d’Angleterre), dans les toponymes, noms de famille…
  • Les rois de l’époque étaient bien « William le Lion » en Ecosse, Inge II Bårdsson pour la Norvège et John pour l’Angleterre (je les évoque brièvement au début du roman)
  • Les MacKay, Sinclair, Gunn, Keith, Munroe, MacCullough sont bien des clans célèbres du Nord de l’Ecosse aujourd’hui encore (Sutherland, Ross, Caithness)
  • Les MacLeod furent (et sont) bien un clan très important des Hébrides, notamment du nord et extérieures (de même que les MacDonald)
  • Le héros celto-norrois Sommerled a bien existé (celui qui a, depuis l’Argyll, pris la moitié des Hébrides aux chefs plutôt norrois jusqu’à présent). Je l’évoque rapidement dans mon roman.
  • L’anecdote du pillage de la tombe plurimillénaire de Maes Howe (Orcades) par des Vikings qui y auraient laissé des graffitis (leurs noms gravés en runes) est authentique : les graffitis sont toujours visibles aujourd’hui.
  • Authentique aussi : l’anecdote des deux héritiers rivaux du jarldom des Orcades (Haakon et Magnus) au cours du XIIe s., et la traîtrise de l’un (qui aurait fendu le crâne de l’autre d’un coup de hache). Magnus fut ensuite… canonisé ! (en mode martyre) et de nombreux miracles se produisirent sur sa tombe ! La cathédrale St Magnus, à Kirkwall, porte son nom. C’est la plus au nord des îles britanniques. Sa construction fut lancée par Rognvald, neveu de Magnus, lorsqu’il hérita à son tour des Orcades quelques années après ce règlement de comptes.
  • Les Orcades et les Shetland étaient bien habitées par les Pictes (tribus celtes occupant, en gros, l’Ecosse actuelle, et qui ne furent jamais soumises par les Romains) avant l’arrivée des Vikings ; puis les Hommes du Nord ont pris leur place (on ne sait pas ce qu’il est advenu des Pictes en question : expulsion, massacre ou acculturation-fusion ?) ; et ce n’est qu’au XVe s. que les archipels sont de nouveau passés aux mains des Ecossais.
  • Ces archipels conservent un bagage culturel et linguistique scandinave très, très marqué (plus marqué que dans tout le reste de l’Ecosse) : festivals vikings, toponymie, folklore, accent… Même le norrois est resté très pratiqué (plus que l’anglais) jusqu’au XVIIIe s. (XIXe selon certaines sources) !
  • A savoir : les Hébrides étaient bien les « Western Isles » pour les Ecossais et les « Southern Isles » pour les comtes de Orcades… De leurs points de vue respectifs, c’était logique ! Les Orcadiens les appelaient aussi le « Sodor » = « royaume du sud »… Oui, ça fait un peu Seigneur des anneaux!^^ Quant aux Orcades et Shetland, vous l’aurez deviné, c’étaient dans tous les cas les « Northern Isles » et, pour les Vikings, le « Nodor ».
  • Les Orcades furent bien, pendant des siècles, le premier point de chute, la première escale et un centre de réapprovisionnement important pour les raids vikings partis de Norvège et ayant pour destination l’Ecosse, les Hébrides, l’Irlande, le Galloway, l’ouest de l’Angleterre…
  • Les Orcades et les Shetland étaient bien à deux jours de bateau seulement de la Scandinavie ! On comprend sans mal qu’ils aient fait partie de « l’Empire de l’ouest » (ou empire d’outre-mer) de la Norvège, avec l’Islande, les Féroé… et le Groenland, avant qu’il ne passe aux mains des Danois…
  • Les seigneurs régnant sur les Hébrides étaient bien souvent plus « celtisés » et « gaélicisés » que les Orcadiens (ils parlaient plutôt le gaélique alors que les Orcadiens parlaient le norrois, et étaient beaucoup plus acculturés que les Orcadiens, qui vivaient davantage en « autarcie »).

Le faux :

  • Connor MacKay, Shaena, Sean etc. sont tous des personnages fictifs
  • Je laisse entendre dans mon roman que, si le jarl Jón vient à mourir sans héritier mâle, le comté des Orcades passera à l’Ecosse par le biais de Connor. En réalité, si le comté des Orcades est bien passé entre les mains d’une grande famille écossaise en 1231 à la mort du dernier jarl norvégien de la lignée directe, il est ensuite passé entre les mains de la famille d’Angus (et non MacKay). Petite (parmi tant d’autres) « licence historique » : je voulais que tout se déroule dans le « top North » de l’Ecosse, avec les Orcades en vis-à-vis, et je n’aimais pas le nom d’ « Angus ». Le nom de « Connor MacKay » me plaisait bien plus. Alors, va pour les MacKay et exit les Angus ! (c’était pareil pour Strathearn et Sinclair : les consonances de ces noms ne me plaisait pas. Et, vous vous en souvenez, j’en ai souvent parlé dans mes autres « coulisses & making-of », la consonance des noms et l’amour que je leur porte est capitale pour moi !)
  • Dans l’ensemble, l’Histoire des Orcades est très floue et connue essentiellement à travers des sagas, des légendes orales… Il existe une quantité incroyable de versions pour un même fait, de contradictions dans les dates, d’incompatibilités dans les versions proposées par les historiens… Toute la période viking (grosso modo, 800-1469) est extrêmement floue. Du coup, je me suis accommodée des dates, des événements, des noms de chefs etc. un peu à ma sauce (j’ai fini par comprendre que, même si je l’avais voulu, je n’aurais jamais réussi à coller à « la » réalité à 100%) – voir ma « Petite Histoire des Orcades (& Shetland) ». Par exemple, selon les sources, on lit que le Caithness a été repris aux Norvégiens autour de 1200 (version que j’ai retenue pour mon intrigue). Dans d’autres, on lit que Jón est resté maître du Caithness (pour ne pas parler du Ross et du Sutherland) jusqu’à sa mort en 1231, et que ce n’est qu’après que, de concert avec les Orcades, cette région est passée aux mains de nobles écossais. D’autres de mes petits « accommodements » avec l’Histoire procèdent de ce flou artistique qui entoure l’Histoire des Orcades (et, pire encore, celle des Hébrides, absolument incompréhensible et royalement différente d’une source à l’autre…)
  • Dans la même veine : théoriquement, de ce que j’ai lu, à partir de 1195, les Shetland auraient été retirées aux comtes des Orcades et auraient été placées directement sous la coupe du roi de Norvège (bon, je ne l’ai lu qu’une fois). Pour ma part, j’ai préféré conserver l’idée qu’elles appartenaient toujours, au moment de mon intrigue, aux jarls des Orcades (comme elles le faisaient depuis plus de 3 siècles)
  • Le château que j’évoque, « CastleWhite », (celui des mormaers de Caithness) est inventé.
  • La bataille de Scarfskerry (censée être décisive, et où Tormond, le frère de Connor, aurait péri, dans le cadre de la reconquête du Caithness), est inventée – mais la ville existe.
  • L’intrigue elle-même (cette histoire de mariage organisé par le jarl et par Craig MacKay) est bien sûr montée de toutes pièces, même si les mariages arrangés ont de tout temps servi à des fins politiques (alliances etc.)
  • Jón Haraldsson était en réalité 31e comte des Orcades (et non 30e) mais, en termes de « mélodie », « 31e», ça sonnait mal (trop long…) : oui, oui, je l’avoue, pur petit caprice d’auteur et nouvelle petite entorse à l’Histoire, au passage !

A noter également : certains de mes choix relèvent de la simplification et du confort de lecture. Par exemple, le nom des Orcades, en gaélique écossais, est « Arcaibh » ; en vieux norrois (et anglais), « Orkney »… J’aurais voulu être la plus réaliste possible… vous voyez ce que je veux dire. Mais, bientôt, il aurait fallu tant de notes de bas de page pour vous signifier qu’on parle bien toujours du même archipel que le roman est serait devenu illisible ! Alors, oui, parfois – souvent – le romancier fait aussi le choix de la simplicité, de la fluidité, de la limpidité… au détriment de l’Histoire ou de l’authenticité (idem pour certaines dates, certains faits historiques, certains noms…) C’est l’avantage d’être écrivain plutôt qu’historien ! Liberté totale et petits accommodements avec l’Histoire…^^

Il y a donc beaucoup de détails/nuances (en termes de liens de vassalité, par exemple, de fluctuations sur le titre, de liens entre les familles…) que j’ai tus ou simplifiés, par souci de clarté (sinon, autant faire une thèse !!^^)

Par exemple, je me suis dispensée de rappeler que le nom de clan « Gunn » est d’origine norse… que, si le Caithness a été sous domination norvégienne pendant près de deux siècles, on se doute qu’il y a une grande partie de la population (donc des « gens » de Connor) qui sont d’origine norvégienne… etc ! Evidemment, j’ai simplifié et caricaturé certains traits !

Par ailleurs, il va sans dire que bien des îles de Orcades que je cite avaient d’autres noms à l’époque qu’aujourd’hui, notamment celles qui ont actuellement des noms clairement anglo-saxons ! Mais bon : simplification, simplification ! Sans compter que… à part aller fouiller dans les archives municipales de Kirkwall, je ne vois pas très bien comment j’aurais pu obtenir les noms en vieux norrois/norne de ces îles !

Des apparitions, des disparitions…

C’est incroyable de voir comme votre histoire, vos personnages, votre intrigue prennent vie et se détachent peu à peu de vous, et comme il est dur de garder le contrôle (du moins, un contrôle total) sur la façon dont le tout évolue. Il y a des choses que j’avais prévues d’insérer dans ce roman que j’ai dû laisser tomber (ex : une battue aux sangliers, une scène de danse paysanne, quelques répliques de dialogues prévues…) D’autres qui se sont ajoutées (ex : la tentative de viol de Murdoch, la scène sous la pluie et tant d’autres). Sans parler de moult détails qui ont soit sauté, soit ont été changés (par rapport aux trois filles écossaises, par exemple). C’est fou comme, entre l’idée initiale qu’on a d’un roman et le « produit fini », le concept, la progression des péripéties, le caractère des personnages… changent ! Même le caractère de Connor n’a RIEN à voir avec ce que j’avais prévu de lui donner à l’origine ! (du coup, je n’en dis pas plus et réserve cet autre tempérament à un futur héros !)

Pour ceux et celles qui n’auraient pas encore lu Shaena, voici sa présentation sur mon blog, et son lien vers Amazon !

Au plaisir d’échanger avec vous sur les Orcades, les Shetland, l’Ecosse ou mon roman,

Aurélie

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Texte :(c) Aurélie Depraz
Image : couverture Marine Manlay / clap image libre de droit

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