L'écriture, l'édition & moi

2026… quoi de neuf au menu ?

Une fois encore, certains m’auront sans doute trouvée bien silencieuse sur les réseaux ces dernières semaines.

La faute à 2026, et aux changements majeurs que cette nouvelle année est en train d’apporter dans ma petite vie plutôt plan-plan ces trois dernières années…

En effet, outre mon petit programme éditorial personnel, plusieurs projets de taille se sont, comme qui dirait, « présentés à moi ». Et comme j’ai décidé de saisir la perche… ça se bouscule un peu au portillon !

Tout d’abord, j’ai décidé de racheter l’appartement dans lequel je vis depuis déjà de nombreuses années. Résultat : entre les copains, les voisines et les artisans consultés… côté rénovations, ce ne sont pas les idées qui manquent ! Prospection, expertises, devis, virées shopping de 10 heures à Confo, But, IKEA, Leroy-Merlin et autres Maisons du Monde, brainstorming, achats coups-de-cœur, mesures, simulations, je n’arrête pas !

En résumé : rénovation complète de mon cocon en cours. Je suis ravie, enchantée, exaltée, mais un peu débordée aussi, il faut bien l’admettre. Et déjà à moitié crevée !!^^

Alors, du bonheur à l’horizon, oui ; mais du boulot, aussi ! #projetimmo #chronophage #énergivore

Evidemment, dans l’élan, j’ai été prise d’une subite et très compulsive envie de tri et de rangement. Bilan des courses : à ce jour, je suis déjà à 142 livres et magazines donnés, 95 objets divers donnés/jetés (vaisselle, vêtements, accessoires…), 13 meubles et autres volumineux éléments donnés ou remis au service encombrants, et environ 2 mètres cubes de papiers de toutes sortes descendus, carton après carton, jusqu’à la benne !

Un grand ménage de printemps avant l’heure !

Ensuite, j’ai signé un nouveau contrat en tant que prête-plume au tout début de l’année et m’apprête à en signer un second. Outre que ces projets me passionnent, je dois bien admettre que leur donner la priorité répond également à des impératifs financiers : voilà qui, de nos jours, me permet davantage de vivre de ma plume que les simples ventes en ligne !

De fait, le contexte économique évoluant (explosion de l’autoédition, IA, algorithmes en folie, surconcurrence, saturation du marché, etc.), de deux choses l’une, d’après ma propre expérience et, bien sûr, les retours de mes divers contacts dans le milieu de l’édition et de l’autoédition, pour qui espère continuer à vivre de l’écriture :

  • soit vous vous lancez dans une frénésie marketing & communication sans précédent, avec pubs payantes, sponsoring, stratégies d’e-commerce et de webmarketing sans cesse renouvelées à la clé…
  • soit vous trouvez de nouveaux moyens de gagner votre vie en écrivant – sans dépendre de vos ventes et du lectorat.

En ce qui me concerne, le choix s’impose de lui-même, dans la foulée d’un constat tout aussi inévitable : se vendre est devenu littéralement infernal. Les réseaux sociaux fleurissent comme des champignons, les formats de partage aussi (gifs, vidéos, lives, reels, et j’en passe) et, entre course au clic, course au client et course à l’attention générale, les algorithmes se durcissent chaque semaine un peu plus, nouvelles exigences, nouvelles techniques de référencement et nouvelles modalités payantes à la clé.

À titre tout à fait personnel, je ne vous cacherai pas que j’ai, sur ce plan, depuis longtemps lâché l’affaire : car, pour continuer de se vendre aujourd’hui, il faut être à la fois webmaster, instagrammeur, influenceur, tiktokeur, spécialiste de l’e-commerce Amazon, rodé à toutes les techniques de vente en ligne et de captage de l’attention du prospect, bref, autant de choses qui me barbent formidablement – et dont j’ai peu à peu démissionné.

Car me former à l’édition indépendante, aux rudiments juridiques, marketing, commerciaux, éditoriaux et autres à un instant T, oui (je l’ai fait en mode bulldozer il y a maintenant huit ans). Découvrir une nouvelle technologie, une nouvelle application, un nouveau logiciel de temps en temps, oui encore (le moins possible toutefois). Mais devoir réviser intégralement ma copie tous mes trois mois parce que le monde semble s’être lancé dans une frénésie technologique, digitale et marketing aussi exponentielle qu’épuisante, dans une spirale infernale de surconcurrence acharnée et dans une (très usante) sorte de mode du changement numérique compulsif, non merci.

Ma passion, ma vocation, ma vie, ce n’est pas de réapprendre tous les trois jours les nouvelles technologies à disposition, les nouvelles stratégies d’avant-garde, les nouveaux moyens de conquérir des marchés, comment utiliser l’IA, ou comment passer chaque jour davantage de temps sur mon téléphone, mes applis et mes tableaux de pilotage en ligne. Ce n’est pas non plus, comme certains auteurs que je connais, m’épuiser salon après salon, à aller tenter de vendre 10 livres ici, 20 livres là, au prix de longs déplacements à travers la France, d’interminables heures d’attente du chaland, de frais supérieurs au chiffre d’affaires conclu et de week-ends entiers à faire le pied-de-grue au milieu de dizaines d’autres auteurs plus ou moins enthousiastes d’être là.

Ma vie, c’est l’écriture.

Alors, si je peux écrire plus pour gagner plus, au lieu de chercher frénétiquement à continuer de me démarquer dans un milieu de sursaturation de l’offre (non seulement littéraire, d’ailleurs : que ce soit sur Facebook ou Insta, pour ne parler que des réseaux sur lesquels je suis régulièrement présente, j’ai l’impression que tous les marchés se livrent une guerre absolument effroyable depuis 2020 : le coaching, le bien-être, la thérapie, l’esthétique, l’humour…), si donc je peux écrire plus pour gagner plus, disais-je, ma foi, je signe !

D’autant que, jusqu’à présent, le travail de prête-plume me comble sur à peu près tous les plans, dans la mesure où les contrats conclus portent sur des projets qui me parlent et pour lesquels je me sens compétente.

Aussi est-ce le principal axe de développement que je cherche à explorer depuis dix-huit mois, avec la vente directe, en Gironde, de mes divers ouvrages sur les vins bordelais – qui marchent très bien, à l’échelle locale, dans les structures touristiques où ils sont commercialisés. Je continue d’ailleurs aussi, ici et là, de me livrer à quelques prestations en tant que guide-conférencière, vestige de mes dix années passées dans le monde de l’oenotourisme bordelais – un complément cohérent, au passage, à la publication de mes ouvrages didactiques. Je serai bien sûr également à être présente à deux-trois salons et autres fêtes médiévales cette année encore, mais toujours de manière ponctuelle, et avec modération, pour conserver le plaisir de m’y rendre… ^^

Cela dit, pas de panique ! J’ai toujours de nombreux projets sur le feu, et plusieurs ouvrages (déjà écrits) à publier à titre personnel à l’horizon 2026-2027 :

  • un roman feel-good/comédie (et un gros clin d’œil à mon lectorat le plus fidèle – vous verrez !) ;
  • un quatrième et (sans doute) dernier ouvrage sur le vin pour compléter ma collection ;
  • deux ouvrages de culture G sur l’art et la littérature ;
  • un ouvrage de culture G et de mémoire sur la Seconde Guerre mondiale.

Quant aux romans/romances historiques à proprement parler, je n’y renonce pas non plus : j’ai ainsi au moins six à huit contextes géo-historiques que j’aimerais encore explorer (en attendant d’en découvrir de nouveaux tout aussi tentants !), au cœur desquels j’espère réussir à ancrer de nouvelles histoires au fil des années à venir. J’y songe, pour la plupart, depuis déjà des années (parfois depuis l’époque même de la publication de Pour l’amour d’une Sasunnach !), simplement, eh bien… il faut du temps, l’humeur et l’énergie propices, la concentration nécessaire… Et tout n’est pas toujours au rendez-vous, selon les périodes et les aléas de la vie !

Parmi ces contextes divers, quelques rêves : Sparte, Pompéi, la Russie de 1917, la Seconde Guerre mondiale, le Québec au XVIIe siècle… Ce ne sont certes pas les idées (ni la motivation, d’ailleurs !) qui manquent !

Simplement, je suis mes humeurs, mes goûts, mes envies et mes impulsions à mesure qu’elles se présentent – ce qui, en général, et par la plus grande logique, je suppose (en tout cas la mienne, c’est-à-dire celle d’une personnalité tout sauf capable de dissociation !!^^), fonctionne en total miroir avec ma vie personnelle…

Je serai ainsi totalement transparente : au plus profond, j’espère de tout cœur retrouver très prochainement le cœur à la romance, et l’impulsion nécessaire à la prise à bras-le-corps d’un nouveau projet romanesque. En attendant, cependant, je dois encore travailler à la correction et à la publication de mes divers ouvrages de culture générale déjà écrits, à mon premier roman feel-good (qui a des chances d’avoir un petit frère si le premier vous séduit… les idées sont déjà là), à mes contrats en tant que prête-plume (qui me font plus généreusement vivre désormais !) et à tout ce que la vie, sur un plan plus personnel, m’apporte également en termes de renouveau depuis maintenant près d’un an : voyages divers, opportunités familiales, nouvelles amitiés, investissement immobilier… Sans compter, hélas, aussi, le lot de tuiles, de contrariétés et de contretemps que la vie inflige à tout un chacun… qu’il faut bien gérer… et qui peuvent s’avérer, eux aussi, fortement chronophages !!

Ajoutez à cela la tentative (parfois un peu désespérée) de concilier exercice physique et travail intellectuel, d’équilibrer forme physique et santé mentale, d’intégrer un peu de sport et d’amusement pur ici et là, et nous voilà avec une recette gagnante de la vie bien remplie… et des semaines qui passent sans qu’on les voie défiler avec une vitesse effrayante !

En somme, avec un peu de chance, le temps sera mon meilleur allié… et me permettra (je touche du bois !!) de tout faire, et d’écrire, peu à peu, tout ce qui se bouscule dans ma tête et dans mon cœur… peut-être d’ici 2030 !^^ (Et je ne parle pas des nouveaux projets qui émergeront d’ici là!^^)

Voilà ! Vous savez tout.

Les rêves, les urgences, les priorités matérielles, les projets de toutes sortes.

Et, s’il risque de ne pas y avoir de romance historique au programme éditorial cette année, j’espère de tout cœur que L’Envers du décor, à paraître au printemps (j’attends la couverture et les dernières corrections !^^), saura, à sa manière, vous séduire et… vous faire passer un délicieux moment d’évasion !

Toujours aussi romanesquement vôtre,

Aurélie